Been there, done that. Pour la première fois, je suis partie à Cuba. Me croyant au dessus de tout, je m'étais dis que je partirais n'importe où, sauf ... à Cuba. Ne jamais dire jamais, qu'ils disent. Alors M et moi sommes parties en quête de soleil, de mer et de calme. Oui, de calme.
Autant vous le dire tout de suite. Je suis pleine de préjugés et je n'aime pas Cuba. La surconsommation d'alcool et de bouffe infect, les tribulations du Québécois moyen trop bronzé, les filles qui crient dans l'eau de peur d'avoir les cheveux trempés, les selfies sur le bord de la mer et les Cubains trop insistants. Pas CAPABLE. Désolée de vous heurter si vous aimez, mais c'est ma page, je fais ce que je veux.
J'ai donc dû laisser mes préjugés au Québec et ... ma dignité. Et ainsi, avoir encore une fois, mille et une histoires rocambolesques à raconter, au grand plaisir de J qui semble avoir beaucoup trop de plaisir à rire de moi. J c'est mon amie. À quelques exceptions près. Comme quand, dans une salle à café pleine, avec une équipe auprès de qui tu essaies de t'intégrer, elle s'exclame : « C'est LEQUEL celui-là ?» alors que tu lui parles de la personne que tu vois. J sait très bien de qui tu parles, mais tu deviens visiblement mal à l'aise, parce que tout le monde pense que tu fréquentes beaucoup trop de monde en même temps. Merci J.
Alors l'alcool. L'ALCOOL. Cette journée. Tsé, celle où tu te dis, aujourd'hui je ne bois pas. JE RELAXE. Faux. Entièrement faux. M et moi buvions tranquillement une sloche, sans alcool (je vous le jure) dans le lobby quand deux jeunes hommes nous ont interpellées pour se joindre à leur groupe. Deux Québécois. Un peu douchebags. J'aime pas les douches. Pleine de préjugés, je vous l'ai déjà dis.
Conclusion de cette «belle journée» : Boire. Jouer à «Je n'ai jamais». Dire beaucoup trop de choses compromettantes (mais ça, je le fais déjà à mon état naturel). Frencher tout le monde. Aller à l'encontre de mes valeurs. Plus tard, je dirai que j'avais les facultés affaiblies OU que j'étais jeune et folle. À votre guise.
Bref, la semaine s'est poursuivie dans la même veine. M et moi avons pris l'avion à 10 minutes du décollage en état d'ébriété et ne me demandez pas comment j'ai réussi à traverser les 3 files qui nous séparaient de notre vol et comment nous nous sommes retrouvées dans la classe élite.
Vivir mi vida. Oui c'est la vie. Merci Cheb Khaled.
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